Hong Kong harbour
In the mood for love
Si j’ai eu peu de temps et encore moins de liberté pour en arpenter les trottoirs pour ma première, je rêvais ardemment de ces retrouvailles, l’esprit vagabondant toujours vers ces souvenirs cinématographiques qui émaillèrent ma jeunesse.
Quelque part entre Michael Hui, Jackie Chan, Godfrey Ho, Tsui-Hark, John Woo, Wong Kar-Wai, la Shaw Brothers ou Suzie Wong.
Hong Kong, premier fantasme asiatique, bien avant Tokyo ou Bangkok.
The Golden Harvest town
Hard Boiled
Si le dynamisme cinématographique s’est quelque peu essoufflé depuis la rétrocession, saignant la ville de sa sève créative, Hong Kong est pourtant resté ce centre financier de première importance, à l’urbanité riche, assis sur un positionnement géographique toujours aussi porteur dans cette mondialisation effrénée.
Entre vieille culture coloniale britannique, et les potentialités offertes par le puissant voisin chinois désormais propriétaire des murs, Hong Kong aura su ménager sa position de courtisane de luxe, tout en traversant les remous de ce monde.
Et même si au fond, rien ne change vraiment sous le soleil de Satan, la jeunesse d’ici sourit encore à demain.
The smiling town
The world of Suzie Wong
Des sourires, malgré les lézardes économiques et sociales qui se font jour chez le grand voisin, et de manière plus voyante, façon faille, ailleurs.
Hong Kong en a vu d’autres. Le monde aussi.
L’avidité n’a toujours pas de limites. Et l’homme n’apprend toujours rien de ses erreurs passées.
Pourtant, une partie de mon avenir se construit désormais ici.
Une partie du vôtre aussi.
5 parfums
God of Gamblers
“Les romanciers, les hommes d’église et les femmes aiment à comparer le parquet de la bourse à une arène où l’on se bat pour le pognon, et l’activité quotidienne à Wall Street à une lutte pour la vie. C’est tout à fait pathétique, et totalement faux. Je ne crois pas un seul instant au caractère belliqueux de mon activité et je conteste cette vision des choses. Je n’ai jamais combattu ni des individus isolés ni des clans de spéculateurs. Je n’ai connu que des divergences d’opinions, notamment sur les conditions de base du marché.
Ce que les chroniqueurs boursiers qualifient de batailles ne sont pas des combats entre êtres humains. Ce ne sont que des tentatives d’avoir une vision claire. J’essaie de coller à la réalité, et j’ajuste mes actions en conséquences.
C’est précisément le secret de Bernard Baruch pour faire fortune. Parfois, je ne vois pas les faits – tous les faits – assez nettement ou assez tôt; ou encore, je ne raisonne pas logiquement. Dans ces cas-là, je perds parce que j’ai tort, et, vous le savez, ça coûte toujours cher d’avoir tort.”
Jesse Livermore – Mémoires d’un spéculateur
Smooth Operator
Winners & Sinners
23h46, lobby de l’Intercontinental, Tsim Sha-Tsui.
Seule à surnager dans cet océan de vulgarité luxueuse, la chanteuse vocalise sur Smooth Operator de Sade.
Un chemin de croix à peine remarquée par l’assistance, toute absorbée à des conversations professionnelles sans intérêts, le tout face à un cocktail pour homme d’affaire ridicule, garni d’ananas, et clignotant sur sa base.
La serveuse s’excuserait presque. Je tend un pourboire pour la chanteuse.
Elle me salue d’un sourire. Avant de venir échanger quelques mots pendant une pause.
Je repense à “Chagrin d’Amour”. Sûr qu’elle doit pas connaitre.
Dans la mercedes S500 qui me ramène à l’aéroport, mon chauffeur, dans un anglais au fort accent chinois me fait encore l’article local:
“Cash is king here, and sky is the limit”.
…
L’Exécuteur de Hong Kong – Soul Boulevard

























































































































































































































































































































































































