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Hong Kong harbour

In the mood for love

Si j’ai eu peu de temps et encore moins de liberté pour en arpenter les trottoirs pour ma première, je rêvais ardemment de ces retrouvailles, l’esprit vagabondant toujours vers ces souvenirs cinématographiques qui émaillèrent ma jeunesse.

Quelque part entre Michael Hui, Jackie Chan, Godfrey Ho, Tsui-Hark, John Woo, Wong Kar-Wai, la Shaw Brothers ou Suzie Wong.

Hong Kong, premier fantasme asiatique, bien avant Tokyo ou Bangkok.

The Golden Harvest town

Hard Boiled

Si le dynamisme cinématographique s’est quelque peu essoufflé depuis la rétrocession, saignant la ville de sa sève créative, Hong Kong est pourtant resté ce centre financier de première importance, à l’urbanité riche, assis sur un positionnement géographique toujours aussi porteur dans cette mondialisation effrénée.

Entre vieille culture coloniale britannique, et les potentialités offertes par le puissant voisin chinois désormais propriétaire des murs, Hong Kong aura su ménager sa position de courtisane de luxe, tout en traversant les remous de ce monde.

Et même si au fond, rien ne change vraiment sous le soleil de Satan, la jeunesse d’ici sourit encore à demain.

The smiling town

The world of Suzie Wong

Des sourires, malgré les lézardes économiques et sociales qui se font jour chez le grand voisin, et de manière plus voyante, façon faille, ailleurs.

Hong Kong en a vu d’autres. Le monde aussi.

L’avidité n’a toujours pas de limites. Et l’homme n’apprend toujours rien de ses erreurs passées.

Pourtant, une partie de mon avenir se construit désormais ici.

Une partie du vôtre aussi.

5 parfums

God of Gamblers

“Les romanciers, les hommes d’église et les femmes aiment à comparer le parquet de la bourse à une arène où l’on se bat pour le pognon, et l’activité quotidienne à Wall Street à une lutte pour la vie. C’est tout à fait pathétique, et totalement faux. Je ne crois pas un seul instant au caractère belliqueux de mon activité et je conteste cette vision des choses. Je n’ai jamais combattu ni des individus isolés ni des clans de spéculateurs. Je n’ai connu que des divergences d’opinions, notamment sur les conditions de base du marché.

Ce que les chroniqueurs boursiers qualifient de batailles ne sont pas des combats entre êtres humains. Ce ne sont que des tentatives d’avoir une vision claire. J’essaie de coller à la réalité, et j’ajuste mes actions en conséquences.

C’est précisément le secret de Bernard Baruch pour faire fortune. Parfois, je ne vois pas les faits – tous les faits – assez nettement ou assez tôt; ou encore, je ne raisonne pas logiquement. Dans ces cas-là, je perds parce que j’ai tort, et, vous le savez, ça coûte toujours cher d’avoir tort.”

Jesse Livermore – Mémoires d’un spéculateur

Smooth Operator

Winners & Sinners

23h46, lobby de l’Intercontinental, Tsim Sha-Tsui.

Seule à surnager dans cet océan de vulgarité luxueuse, la chanteuse vocalise sur Smooth Operator de Sade.

Un chemin de croix à peine remarquée par l’assistance, toute absorbée à des conversations professionnelles sans intérêts, le tout face à un cocktail pour homme d’affaire ridicule, garni d’ananas, et clignotant sur sa base.

La serveuse s’excuserait presque. Je tend un pourboire pour la chanteuse.

Elle me salue d’un sourire. Avant de venir échanger quelques mots pendant une pause.

Je repense à “Chagrin d’Amour”. Sûr qu’elle doit pas connaitre.

Dans la mercedes S500 qui me ramène à l’aéroport, mon chauffeur, dans un anglais au fort accent chinois me fait encore l’article local:

“Cash is king here, and sky is the limit”.

L’Exécuteur de Hong Kong – Soul Boulevard

Seoul, from the Park

Corée, partie 2.

A vrai dire, j’ai un peu de la peine de faire dans la redite, mais bon, allons-y pour la forme…

La Corée du Sud, en forme longue la République de Corée, en coréen Daehan Min-guk, 대한민국 (hangeul), 大韓民國 (hanja), est un pays d’Asie de l’Est qui couvre la moitié sud de la péninsule coréenne. Sa capitale est Séoul. La langue officielle est le coréen dont l’écriture est le hangul ou hangeul et la monnaie le won.

Au nord, son unique frontière terrestre d’une longueur de 238 km avec la Corée du Nord, est constituée par la zone démilitarisée (DMZ).

Actuellement, la Corée du Sud est classée douzième puissance économique mondiale selon le calcul du produit intérieur brut en parité de pouvoir d’achat et quinzième selon le critère monétaire traditionnel.

Euh…

Qu’est ce ki raconte celui-là ?

Nouveau Riche

La Corée donc.

Nouvelle puissance montante Asiatique.

Pays plus vraiment “émergent” dont la capacité industrielle fascine autant qu’elle intrigue, toujours aussi prompte à profiter de l’effondrement occidental, n’en finissant plus de grignoter des parts de marché aux uns et aux autres.

En même temps, c’était pas vraiment difficile.

# Vadaabordocazzo !

Entre un Sarkozy en mode électoral promettant tout et n’importe quoi, et dont les calculs politiques autant qu’un acharnement à rester cramponné au pouvoir vont coûter cher au pays, et une situation Européenne où personne ne se risquera à des sacrifices comme nos locaux du jour, on se doute que les coréens n’auront aucun mal à revenir à notre hauteur d’ici peu. Je vous parle d’une Amérique qui cumule Sida économique et Cancer politique ?

Non hein.

Et c’est pas le spectre d’une réunification avec le Nord de Kim Jong-IlUn qui risque de les affamer.

Ils arriveront bien à se réconcilier autour d’un kimchi. Même si la dot risque de laisser des traces côté Sud, tout à son égoïsme croissant.

Du coup, pas nécessaire de jeter la pierre sur leur statut de “nouveau riche”, alors que vous allez fouiller les poubelles.

Votez Hollande quoi.

Des friandises pour tes gencives ?

Amour, gloire & beauté

Pour autant, si la vitrine a l’air alléchante en diable, ne vous leurrez pas, en particulier VOUS, petits cons amateurs de K-pop, car la Corée est aussi un putain de bluff.

Celui d’une image. Celle du winner. Façon Dallas asiatique.

Où le Texas se retrouverait -presque- à Séoul.

Mais loin de l’image en carton pâte des studios de production de la SM, se révèle à vous une cité sans véritable âme, laissée à son arrogance, sa cupidité, ses grandes artères balayées par le vent, ses forêts de nouveaux immeubles et son désir de faire la course avec les voisins sans le glamour qui va avec, mais généreusement parfumée au Kimchi.

Somewhere in the city

The Seoulist

Est-ce qu’on peut sincèrement aimer Séoul ?

J’ai des doutes.

Peut être au fond.

Toujours est-il qu’après 4 jours dans les parages, rien ne vous retient vraiment.

- Putain, mais c’est cet enfoiré de Clarence qu’aime pas la K-pop
– Vas-y, autorisation de cracher dans la marchandise !

Ni les Coréens, toujours bravaches et prêt à vous démontrer fierté et orgueil national, ni la ville, au fond, parfaitement inintéressante dans sa banalité industrielle asiatique ne pousse réellement à l’attachement. Et pour ceux qui se dirait que le shopping pourrait être le motif d’une visite, je retiendrais juste le commentaire acerbe de madame: “Putain, on se croirait dans le Japon des 90′s”.

N’en déplaise aux bloggeurs qui vont diront le contraire.

Seoul by Clacla

Clacla’s City Guide

Pourtant, de la hype de Garuso-gil à celle d’Apgujeong, en passant par Hongdae ou au calme des ruelles de Seongbuk-dong, on prend parfois plaisir à arpenter cette cité à la saveur épicée, mais au coeur froid.

Sûrement l’hiver.

Alors histoire de préparer votre prochain voyage, quelques “bonnes” adresses par Clacla:

Où loger:

Park Hyatt Seoul

995-14 Daechi 3 – dong Gangnam – gu
Seoul 135-502

Oui, je sais, tu vas devoir demander une rallonge à papa/maman, mais c’est comme ça. Loin de la hype bling du W Walkerhill, trop excentré, on trouvera une chambre moderne, au parquet chaud, à la salle de bain tout en granit, et au service impeccable capable de courir après les taxis, même si tout n’est pas encore au diapason partout. Bien situé au coeur du quartier des affaires, et à proximité en taxi de tout ce que Gangnam compte de valable. A ce qu’il parait, l’un des meilleurs Dolsop Bibimbap de Séoul.

Pour te payer des lunettes qui valent le coup d’oeil :

Alo Style

서울특별시 강남구 신사동 536-9 1층

http://alostyle.tistory.com/73

Parce qu’on aura remarqué que les coréens kiffent les lunettes. Des boutiques un peu partout, mais une certitude, un style qui tranche avec nos poncifs européens et vous donnera immédiatement ce petit plus typiquement local. Qualité assez moyenne, pour un prix assez moyen somme toute. Collaboration exclusive avec la crème des designers Coréens.

Du street wear pas trop qualitatif mais valable stylistiquement (tarifs attractifs) :

Brownbreath

http://www.brownbreath.com/

Honnêtement, la misère pour trouver un shop, du coup, préférez commander via le 2.0. Mais un bon rapport qualité/prix/design. N’espérez pas trop non plus, c’est vraiment H&M like. Mais bon, pour le prix, et surtout en Won. C’est un peu la fête.

Du select shop qui vise à singer BEAMS:

MSK SHOP

569-21, 6/F Woo Jung Bd, Sinsa-dong, Gangnam-gu

http://www.mskshop.net/

Quelques trucs “Hand Made” et une sélection assez pointue très variable qualitativement, principalement le fait de jeunes designers coréens, dont la très bonne surprise Spectator. Question style, ça lorgne énormément sur les linéaires nippons du moment. Mais à voir l’affichage chiffrant parfois en millions, ça fait un peu peur. A réserver à ceux qui aurait loupé Isetan à Tokyo, et voudraient se rattraper un peu.

Café façon hipsters:

Allo Papergarden

520-9, Shinsa-dong, Gangnam-gu, Seoul

http://www.papergarden.co.kr/

Des espressos qui se tiennent bien, des pâtes, des pancakes et tout le bazar standard dans une ambiance assez claire et chaude. Peuplé des fashionistas locales venus se réchauffer avec un Macchiato caramel après une séance shopping à Garusogil, et contentes de trouver des beaux mecs tendance Super Junior. Bon, là, j’avoue, j’ai honte.

Où bouffer:

Myeongdong Gyoja (명동교자)

24 Myeongdong 2-ga, Jung-gu 100-809, Seoul

http://www.mdkj.co.kr/

Passage obligé, méchamment fréquenté, et probablement les meilleurs gyozas sur Séoul. Prévoyez de venir avec la faune locale, indispensable pour vous éviter de faire la queue. Et histoire de faire local, avec votre “Kalguksu”, tâchez de réclamer du kimchi à la louche quand on passe à côté de votre table. Il est aussi bon que violent. Du coup, Lotte Xylitol pour tout le monde au dessert.

***

***

En espérant que ça serve, je vous quitte là-dessus.

Et un clip à la chorégraphie dégueulasse propre à ravir les fans.

Il est temps d’aborder Hong Kong.

[M/V] miss A (미쓰에이) “Breathe” (브리드) from [Step Up]

Embarcadère

Love letter from Japan

Tenir un blog est chronophage.

Et je suis un peu trop souvent sur les routes pour pratiquer à loisir.

A courir entre Hiroshima, Tokyo, Osaka, et plus loin, Séoul, ou encore Hong Kong.

J’ai mentionné Shikoku ?

Meanwhile, in Russia.

On the way

Un trip heureux et constant, entre rencontres généreuses, improvisation permanente et expériences diverses, projets concertés et goût pour la flibuste moderne, façon parties fines et hyperclasse.

Ou quelque chose comme ça.

Le Japon. Un pays que je parcours depuis bientôt plus de 10 ans.

En long, en large, et en travers.

Un pays qui n’a toujours pas fini de me surprendre et de m’intéresser.

Me destinant ainsi à y accomplir quelque chose. Pour moi. Pour d’autres.

Suivant ainsi la maxime de Monsieur Charles:

“Moi l’avenir, j’l'vois du côté de Canberra, bourré de pognon et inconnu, c’est-à-dire honorable.”

Il est temps.

Japan, variously

Aujourd’hui ?

En attendant les billets suivants, consacrés à Séoul et Hong Kong, je suis de retour à Paris. Histoire de fêter dignement la disparition du triple A, profiter d’un taux de change Yen/Euro favorable et de constater combien la France se paupérise vitesse grand V.

Mais comme le rappe B2OBA, heureux bénéficiaire du label “Chance pour la France”, compte pas sur moi pour tirer l’alarme.

L’heure est désormais de spéculer sur votre sort.

Et demain ?

Je retrouve le père Senbei dans sa campagne Avignonnaise. Avant d’aller goûter la sprezzatura à Venise puis Florence.

Puis l’Asie. De nouveau.

Demain est décidément un autre jour.

***

Bonnes fêtes à tous, en vous souhaitant une bonne année 2012.

Une année qui ne manquera pas d’être riche en rebondissements, aussi bien politiques qu’économiques.

Faites gaffe à vous, et bonne chance pour tout le reste.

Mieko Hirota – I’m comin’ home Baby

SOMETIMES, WORDS ARE JUST USELESS

KLUB SANDWICH – VALCHEUX

Les petits chanteurs à la croix de bois

***

Comme l’indique le texte, on se douterait que les soirées à Hiroshima se finissent presque aussi bien que dans le film.
Et vous pouvez déjà avoir un contre aperçu du bâclage.

Thanks to Judy

Pourtant, Dieu sait qu’on avait bien tenté d’en rester au thé, aux madeleines et à Marcel Proust.

Sûrement la faute à Voltaire…

Tanguy’s hide out

Lie de vin

Tout avait commencé paisiblement au café culturel Beaux raisins, une enseigne au parfum typiquement franponais, mais à la déco post-Pizzicato 5 charmante, à l’amabilité souriante de la patronne et au service d’une affabilité touchante, thanks to Tanguy et mes rimes foireuses en ante.

Un repas léger, du vin, une terrasse ensoleillée malgré les gouttes de pluie, un concert de charité mal-ordonnée sur les bords de la rivière Ota, il n’en fallait pas plus pour profiter d’une après midi agréable à Hiroshima, ville oscillant toujours entre son statut de martyr et une volonté d’émancipation actuelle.

Viendra ensuite Musim Panem, cette pâtisserie servant des mojito, puis un yakitori-ya nonchalant mais polyglotte (le mec gère l’esperanto), le tout suivi de déambulations diverses chez les amis et les amis des amis, puis…

Quiet night, quiet stars…

Puis rien.

Je suis rentré, j’avais à faire le lendemain, et je craignais encore une fois le coup de massue propre aux nuits dans les parages.

Pourtant, vient presque irrémédiablement ce manque, cette sensation d’avoir raté quelquechose. Comme un regret.

Celui de manquer cette nonchalance fêtarde faite de rien, cette atmosphère j’m'enfoutiste entre bonhomie et alcoolémie, et cette ambiance nocturne si éloigné de Tokyo, propre à satisfaire Richard Bohringer.

Bref, fallait y revenir, et se perdre dans la nuit.

Ne serait-ce que pour revoir Judith embrasser un tanuki et faire la folle dans les rues.

Hiroshima mecha kucha night…

Mechakuchahiroshima

Parce qu’au fond, c’est aussi ça Hiroshima.

Ce n’importe quoi qui finit dans les rues. Loin de l’image pieuse pour occidentaux partis pour Itsukushima et le musée de la bombe, loin de la caricature façon Fukasaku pour nippon.

Que ce soit dans une nomiya où on fête ça au Champagne avec la mama-san, ou chez ChoiChoi et son inévitable tsukemen maison, dans un bar de tatoués doux, dur et dingues, en passant par les cocktails façon Kiss à Koba ou cubain à Purple Tongue, entre des karaoke qui ont fermé et d’autres qui ont rouvert, des gentlemen’s club à l’ambiance punch perm, ou des potes yakuzas trouvent toujours à vous escorter avec beaucoup de sympathie, les nuits d’Hiroshima finissent toujours par cette sensation fraiche du petit matin, où engourdi par la fatigue et puant l’alcool, vous vous dirigez sans savoir vraiment où, dans les rues presque désertes mais abandonnées au soleil levant.

The hangover edition

Une sensation piquante et rafraichissante, qu’on a bien l’intention de revivre à Tokyo avec Judith…

Ouais, Clacla x Judy x Senbei in TOKYO, ça devrait puer la classe.

Beastie Boys – Sabotage (Alex Metric Re-Edit)

Not a long time ago in a galaxy far,

far away….

***

On the way to Tokyo

Sodomie à la Grecque

Une galaxie loin, très loin d’un Papandréou propulsant l’Europe dans le grand merdier.

Et les grecs de faire une nouvelle fois la nique à une Europe bien trop naïve à leur égard. En même temps, plus de 2000 mille ans à pratiquer la sodomie et la démocratie participative façon Ségolène Platon, ça aide.

En attendant, les technocrates de Bruxelles sont consternés, Nicolas et Angela humiliés, et les marchés financiers se disent que la patience est une vertu qui revient chère.

Comme quoi, trop bon, trop con.

Et alors que l’Europe est à la dérive, on se rassurera toujours avec la sanction à venir…

Eurozone jobless at euro-era peak

Roppongi bling-bling galaxy

Somewhere in Japan’s galaxy

Le Japon, une galaxie lointaine.

Vautrée dans son univers propre, entre égoïsme, vieillesse et ignorance volontaire.

Vivant depuis des décennies sur une rente fossilisé, que d’aucuns pensent inexpugnable, et que d’autres imaginent infernale.

Une galaxie dont la vitrine attire toujours autant.

Sans forcer, loin de la turbulence voisine. Sûre de ses capacités, de sa richesse, solidement adossé à l’une des économies industrialisées parmi les plus développée dans ce coin-ci de la voie Lactée…

BNP Paribas SA, France’s biggest bank, said it plans to recruit about 10 analysts, traders and sales staff by March 31 to expand its Japanese equity operations.

The Paris-based bank is bolstering its coverage of Japanese stocks even after a record earthquake and Europe’s sovereign debt crisis sent the benchmark Topix index 18 percent lower since March 11. Okazawa, who has hired more than 20 staff since joining the French bank from Credit Suisse Group AG in March, said investors will focus on Japanese companies as they expand in Asia and shrug off 20 years of economic stagnation at home.

“Companies in the country will be a model for other Asian and European firms after tackling bad loans and surviving severe business conditions over the past two decades,” he said in an interview in Tokyo today.

The bank will hire Takeo Kamai and Jason Talbot from Bank of America Corp.’s Merrill Lynch Japan Securities Co. unit as traders based in Tokyo, Okazawa said. It also plans to recruit three analysts for the commodity, technology and machinery industries and three sales staff in Tokyo and abroad, he added.

Okazawa, who joined Credit Suisse in 2001 as the head of international equity sales, said Asian investors are attracted to the Japanese stock market because it is relatively easier to trade shares there than elsewhere in the region.

“The Japan market has the highest liquidity among Asian markets, which enables investors to hedge and to get in and get out,” he said.

Bloomberg

Occupy Troisgros

Phrase de vieux cul n°87 : « Oh tu sais, c’est toujours pareil avec les riches, l’argent va à l’argent… »

Le Japon, où l’exemple même d’une situation de rente financière, renforcé par le poids d’une devise de plus en plus appréciée.

Permettant d’accentuer un peu plus son rôle de créancier, garant d’une certaine stabilité, loin des turpides européennes ou américaines, mais idéalement placé géographiquement.

Au coeur d’une région en marche, dont le développement renforcera avec un certain pragmatisme celui de l’archipel, et de nouveau, entretiendra une machine vieillissante, toujours aussi rétive au changement…

L’immobilisme presque érigé en philosophie.

Malgré Fukushima, le Césium 137 et des bilans industriels négatifs.

Touristic cruise to Odaiba…

Risk Management

Pourtant, quelque chose cloche.

Perdu dans son syndrome d’ancien bourgeois ayant mené grand train, l’archipel s’active toujours à masquer une situation demeurée préoccupante.

Sa capacité industrielle se remet en question, la marge gouvernementale est réduite à l’inaction, et ses avoirs s’érodent à mesure que sa population vieillit.

Et perclus de doute, anxieux à observer le monde mutant dangereusement, on sent ce géant naguère si ambitieux, incapable de faire un pas en avant.

Préférant le confort relatif de sa situation au grand remue-ménage mondial.

Un tiens vaut mieux que deux tu l’auras.

Routine et hamburger au bacon

Break in case of emergency

L’électrochoc espéré se fait toujours désirer.

Au fond, le malade nippon, après le stress post-traumatique du 11 mars dernier, est toujours en convalescence, se remettant petit à petit.

L’oeil sur son bilan de santé.

Entre la vague attente d’un nouveau big one, et la banalité irradiée de Fukushima.

De nouveau bercé par l’habituelle routine, il suit sans appétit le dynamisme des voisins, eux-mêmes rattrapé par le tumulte de ce monde.

Le Japon, comme une vieille image en sépia, quand la Corée souhaite s’offrir en mondovision colorisée.

Chinese (and Italian) delicatessen

Radio Nostalgie

Pourtant, si l’horizon qui se dessine mondialement est à la tempête, le pays, malgré ses difficultés propres, reste un refuge apprécié.

Loin de l’arrogance outrancière qui fait loi chez les voisins.

Entre une certaine humilité et un retour aux sources, alors que tout semble partir en couille ailleurs.

Un ilot qui travaille ses spécificités, au sein d’une mondialisation de plus en plus féroce, où couve toujours une crise profonde.

Le Japon, un bunker, dont les fondations sont mises à mal, et qui devra lui-même affronter ses vieux démons, mais qui reste toujours bien mieux armé que quiconque au sein de la triade, pour résister aux turpides actuelles, et affronter le futur.

S’agirait toutefois de ne pas s’y laisser enterrer.

On sait comment l’histoire finie.

Et le temps presse. Les Chinois sont déjà aux portes de Tokyo.

Klement – Le courage des oiseaux

Japanese blue sea

Movida Japónesa

A ceux qui se demandent où se trouve Charlie Clarence Boddicker, autant répondre tout de go:

Je suis au Japon.

A profiter du Seto Naikai et de ses environs, dans un certaine indolence nippone, ou à courir du côté de Tokyo, histoire de soigner mon précieux syndrome.

Quid de la hausse vertigineuse du Yen ?

Bah de toutes façons, les allemands sont là pour payer la facture.

Non ?

The last samourai

Alors plutôt que de vous emmerder avec des photos scabreuses de Senbei en slip de latex dans un bar de PD du côté de Yotsuya, profitons-en pour faire un bond dans le temps, en pleine corrida financière, du côté de Madrid.

Vous ne le savez peut être pas, mais j’aime à raconter mes vacances en organisant des soirées diapo avec mes amis.

Vous vous joignez à nous ?

[Et là, j'entends déjà la clameur des fans du barbu, anéantis par un teaser aussi prometteur, et gueulant : ENCULÉ !!!!!!!!]

Bon, je vous rassure tout de suite, Tokyo, des PD, du latex, ça viendra en temps et en heure.

En attendant du gossip croustillant, le noob du Nasty Diary se demandera certainement :

“Bah pourquoi Madrid et pas Athènes ? C’est chaud là-bas non ?”

Congreso de los hijos de puta

Oui c’est chaud. Mais là n’est pas le propos. Les grecs étant déjà plus ou moins morts financièrement parlant. Alors on ira pas pinailler pour des émeutes…

Non, Madrid, avec l’Espagne, c’est un domino de taille autrement plus intéressant dans ce grand fatras européen. Une pièce de plus dans un bordel qui illustre la déshérence Européenne et permet de symboliser l’avenir d’un continent en perdition, entre désarroi grec et inquiétude légitime d’un Nord payeur.

Une situation qui laisse comme une forme d’anxiété à cette cité à l’héritage particulier. Un héritage désormais loin de la trépidante movida, et plus proche de l’indignation d’une génération cocufiée par la croissance précédente.

Pour autant, Madrid est une cité où j’ai passé du bon temps, loin des traces héroïques du roman d’Hemingway, mais plus près d’une certaine réalité.

Et puis merde, les tapas y valent plus que le coup d’oeil.

Los Tapas 2.0 de Paco Roncero

Août 2011

Malgré une chaleur fatigante et un soleil de plomb, Madrid cherche à rester pimpante et fraiche, entre envie de Design inspiré et tradition conservatrice, inventivité permanente et sieste nécessaire, le tout dans une volonté de démontrer ses qualités de métropole internationale, obnubilée par cette satanée course avec l’arrogante cité catalane.

[Déjà que Messi leur fait la misère à Bernabeu...]

Hotel Puerta America

Seulement, non contente de devoir payer le salaire de CR7 autant que celui de Pepe, Madrid, comme les autres, est bien obligé de rentrer dans le rang. Et le cash se fait rare de nos jours…

Une course en forme de coup d’arrêt, ou l’arbitrage des marchés financiers vient déjà de fixer la donne.

Défaut obligataire et contagion grecque que ça s’appelle.

Sirtaki

L’immobilier lui, est déjà exsangue.

La jeunesse, elle, en plein doute sur son devenir.

Indignation routinière

Indignez-vous !

Entre une “indignation” qui commence à faire souche ailleurs, et une réalité économique qui ne peut plus se cacher, jeunes ou vieux n’ont plus vraiment l’embarras du choix. S’agit désormais d’encaisser et de serrer les dents, entre résignation à accepter le chômage longue durée, la précarité dans une perspective incertaine, ou pour les plus décidés, l’expatriation dans un climat de récession.

A l’image du Madridista devant les prestations du Real coaché par le “Mou”, il y a de quoi faire la gueule. Tout le monde n’a pas les moyens du Paris Saint Germain.

Jajaja !

C’était pourtant pas faute d’avoir investi dans des infrastructures valables, et en bon élève européen, tenter de diversifier une économie encore trop dépendante de secteurs spécifiques.

L’Espagne, énième martyre européen d’une crise où l’égoïsme risque bien de faire de plus en plus de victimes.

A commencer par l’Europe, et qui sait, d’ici peu, l’Euro.

Vous avez pas fini de chialer pour vos prochaines vacances au pays de Mishima.

Time for working hard…

Dulce de la vida

Pour autant, le charme ibère d’une cité moralement conservatrice, mais tout aussi délurée qu’un film d’Almodovar, font de Madrid une ville plaisante et agréable.

A commencer par ces rues gorgées de soleil le jour, et grouillante de vie la nuit.

Madrid

Une capitale à la gastronomie un brin pompeuse quand elle lorgne trop du côté de la modernité ou des mondanités, mais totalement généreuse quand elle revient à ses origines.

Toute à ses habitudes populaires qu’une énième crise ne parviendra pas à étouffer…

Passion rédhibitoire pour la bonne chaire

Et une ville à la richesse culturelle indéniable.

Artes

Madrid, presque une histoire charnelle.

D’amour, de haine, de violence parfois.

De passion surtout. D’indolence aussi. Et de peine souvent.

Madrid, cité orgueilleuse, et dont l’histoire, personne n’en doute, survivra longtemps après les affres économiques actuels.

Tel un tableau de Goya. Ou Guernica.

Madrid, une histoire personnelle, qui restera ancré à jamais dans mes souvenirs, avec cette envie de toujours y revenir.

De toujours y faire face.

Avec coeur et passion.

Ou le calme et la sagesse d’un vieil homme peut être…

“Kiss me goodbye and write me while I’m gone
Goodbye my sweetheart, Hello Vietnam.”

***

Johnny Wright – Hello Vietnam

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Rock’n'Stocks

Pendez-les haut et court

Salade, tomates, oignons

“Au pays de l’argent facile combien sont morts en chemin ?
Fuck les APL, les transports en commun”

B2OBA, Prophète

Si ailleurs, l’été fut chaud et âpre, dans une saison suspicieuse et humide, les vacances en Europe faisaient quant à elles la gueule.

Entre une météo capricieuse, les envies de remake d’Anders Breivik à Oslo, le swinging London chantonnant “Burnin’ & Lootin’” des Wailers, une eurozone à l’avenir hypothéqué et des marchés craquant devant l’avalanche de perspectives négatives, enfonçant supports, confiance et valorisation, on se dit que l’été européen a visiblement tout pour plaire. Une attractivité toute grecque pour le coup.

Don’t forget Uncle Sam

Weight Watchers

Le pékin lambda aura compris que les meilleurs lendemains s’annonçaient décidément loin. Les carottes sont cuites, mais en cette période de vacances, mieux vaux penser à autre chose.

Et pendant ce temps-là, les états occidentaux (et en particulier les moins vertueux d’entre eux), dont le régime est désormais sous surveillance, comprennent avec angoisse qu’ils ne pourront plus planquer le livre de compte indéfiniment et truquer la balance.

Glorieuse réalité.

La récession qu’on a désespérément tenté d’écarter à coups de dépenses publiques, essorant ainsi nos capacités d’endettement dans un calcul politique de très court terme, va pas tarder à montrer le bout de son nez, histoire de réclamer ses intérêts, et plus encore.

Assurément, la rentrée va être excitante.

Armageddon Journalistique

Chacun pour soi, et Dieu pour tous

C’est la fin d’un cycle, le début d’un autre.

On cherchera encore des boucs émissaires, des coupables, des responsables parmi les agences de notation, les traders, les financiers, ou encore les banques. De l’autre on pointera du doigt les chômeurs, le manque de réforme, la paresse sociale qui gangrène une économie.

♫ Blablablablablabla ♫

Trash Talk

Tout cela n’a plus vraiment d’importance, quoi qu’en diront nos politiques et leurs semblables. La France perdra tôt ou tard son AAA, et son andouillette risque bien un jour de finir Halal. Le système est encore loin d’avoir touché le fond, les marchés vont reprendre leur marche vers des résistances moins glorieuses, avant de dégringoler de nouveau sur des supports toujours plus bas. Les investisseurs et les gérants de portefeuille n’ont pas fini de s’arracher les cheveux. Et les gogos ruinés ou essorés par une volatilité et une nervosité qui réclame du sang froid (ou des capacités à shorter), iront placer leurs dernières billes dans un marché de l’immobilier qui risque bien de se transformer en cercueil pour l’épargne.

Pour le reste: Sincères condoléances aux contribuables.

Rendez-tout !

Moi, touriste perpétuel, grand salopard devant l’éternel, histoire de faire mon vautour sur des possibilités d’investissements locales et profiter de la crise rester proche des nouveaux déshérités de ce siècle, et voir à quoi ressemble un pays à la croissance sinistrée mais prochainement béni par la visite papale – à défaut d’obtenir une meilleure notation de Standard & Poor’s -, j’ai été faire un petit tour à Madrid, en Espagne.

¡ Olé !

Rage Against The Machine – Sleep Now In The Fire

Japan Expute

- “Putain c’qu’on se fait chier…”
- “Souris, c’est pour le blogging français.”

Je sais.

Sur le coup, cette expression est assez crûe, pour ne pas dire méchante et fallacieuse. Mais c’est pas le cas, je vous rassure. D’ailleurs, si vous vous reconnaissez sur une photo, ne le prenez pas pour vous, vous étiez tous très adorables.

Ça, c’est pour le disclaimer.

Le veau d’or

Japan Expute, c’est megane-kun qui me l’a glissé. Et si je peux pas vraiment souscrire complètement au verbiage arrogant de mon confrère et amateur de boissons fraiches, il n’empêche que cette 11ème édition de la Japan Expo, qui fut également une première, ne m’aura pas laissé de souvenirs impérissables.

Désormais digéré comme un mauvais sushi chinois, je garde un arrière-goût mitigé de l’évènement, que je considère pourtant comme intéressant socialement.

Feel the swag !

Intéressant comme un instantané d’une certaine adolescence occidentale et des envies qui vont avec, se réappropriant avec mauvais goût mais un certain intérêt, les codes asiatiques à la mode, et jouant maladroitement avec.

Des envies un peu puériles, parfois touchantes, rarement intelligentes, souvent naïves, mais toujours sincères, encadrées d’un environnement ressemblant à un mauvais remake du pays de Naruto, où les marchands du temple chinois (comme toujours avec le Japon en France) veillent jalousement sur un cheptel encore et toujours plus nombreux, mais où persiste la question de savoir “jusqu’à quand” ?

Windowshopper

Car au delà de l’ambiance kermesse hystérique qui prédomine, ce qui surprend le plus dans cette ambiance carnavalesque permanente, c’est probablement ce côté “has been” de l’affaire Japan Expo.

Ouais, HAS BEEN.

Comme Massimo Gargia. Ou le regretté FX sous les roues d’une bagnole.

C’est top kikoolol !

Comme si on tentait de réhabiliter l’image de la France via Joe Dassin, Aimé Jacquet et EADS, dans une ambiance de bal musette du 14 juillet cher à André Verchuren et relayé par Daft Punk, Auchan, la menuiserie TIBLE & fils d’Ivry-sur-Seine et Ladurée.

Le tout dans un vaste hangar du côté de Saitama avec Darth Vader en guest.

May the force be with you !

Entre de pseudos-artistes inconnus là-bas, mais essayant d’obtenir une certaine reconnaissance ici, les professionnels reconnus et respectés dans leurs disciplines et les ex-gloires en mode “revival” foireux, défilant à la chaine entre estrades, podium, et interviews d’amateurs, on se demande encore comment les organisateurs font pour ménager l’embarras, les motivations et les susceptibilités attenantes.

The show must go on

A trop vouloir diversifier l’évènement et sous prétexte de coller le mot JAPAN à Expo, on se rend compte que le microcosme terriblement réducteur de l’anime et du manga, fer de lance et véritable initiateur du mouvement, n’a décidément aucun intérêt à cohabiter avec un stand sur le bonsaï ou une démonstration d’aikido.

A croire que l’otaku n’a jamais eu les épaules pour jouer les premiers rôles (on m’aurait menti dans “Densha Otoko” ?), et agir en acteur de convergence pour d’autres.

France Splendor

Japan Expo restera ce téléscopage improbable, révélateur d’énormes latences sur l’image actuelle et réelle du pays du soleil levant, mais pointant pourtant les progrès d’une organisation capable d’en faire le grand raout commercial promis en France et en Europe. Notable quand on connait les débuts de l’affaire et l’image des lieux.

Reste un sentiment de gâchis profond devant ce spectacle humain parfois pathétique, et qui dans ces compromissions commerciales, tire plus sur la fin que l’avenir.

Un sentiment probablement partagé par certains japonais, réduits à devoir animer les lieux par leur présence, et les connaisseurs ou amateurs éclairés du pays, qui ne reconnaitront pas vraiment grand chose dans ce merdier. Quand à l’actualité, à part chercher à tirer les larmes façons gitan, pas moyen de discerner réelle empathie de “Fukushima c’est quoi ?”. Tant que Hangry & Angry peuvent chanter, le reste…

Bah, si Dieu veut, on ira bien un jour y distribuer des “boissons fraiches”.

Y’a pas de raisons qu’on participe pas à l’effort de guerre.

きゃりーぱみゅぱみゅ - PONPONPON

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